RMB: faibles marges et succession arrangée
La Régie Média Belge, filiale à 99,99% de la RTBF, se doit d'une rigueur publique exemplaire, mais la nomination de son futur CEO est minée par des conflits d'intérêts. Cette gestion, aux marges nettes dérisoires, pèse sur les 350 millions d'euros que la Fédération Wallonie-Bruxelles verse à la RTBF chaque année.
Le départ à la retraite d'Yves Gérard, patron de la RMB depuis 25 ans, fin juillet 2026, a ouvert la chasse à sa succession. Massimo Papa, directeur général adjoint, occupe la fonction par intérim. La procédure de recrutement est gérée par Patricia Brijnaert, directrice financière, qui est aussi la belle-sœur de M. Papa.
Le 24 juin 2026, le chef de la comptabilité et subordonné de Mme Brijnaert, a envoyé un courriel à tous les employés de la RMB, les invitant à soutenir "volontairement" la candidature de Massimo Papa avant le 1er juillet. Cette démarche, inaccessible aux candidats externes, a créé un malaise en interne. Parallèlement, l'accord signé en janvier 2026 avec France Télévisions pour la commercialisation de ses espaces publicitaires en Belgique a provoqué une "crise majeure" chez les médias privés belges francophones.
Le "volontaire" soutien à Massimo Papa, orchestré par le chef de la comptabilité, résonne étrangement quand on sait que la directrice financière Patricia Brijnaert, belle-sœur du candidat, gère aussi la procédure de recrutement. Une situation qui, en interne, ne manque pas de piquant. Mme Brijnaert, réputée pour un management "tyrannique", avec des allégations de "propos racistes" et de "harcèlement" de ses employés, même si aucune plainte officielle n'a été déposée, installe un "climat délétère".