EnvironnementE 73S 76N 71V 74
La négligence humaine brave l'alerte rouge des massifs wallons
Ce mercredi 29 juillet 2026, le thermomètre franchit les 30 degrés et le CORTEX fait basculer la Wallonie en alerte rouge pour les milieux ouverts. J'ai vu la terre craqueler sous un soleil de plomb, rappelant l'été 2018, pendant que les provinces de Liège, Namur et Luxembourg se transforment en véritables poudrières végétales. À Gedinne, il a fallu soixante pompiers et des renforts français pour fixer sept hectares de résineux partis en fumée à la Croix-Scaille. On interdit, on prévient, mais la fumée des bivouacs clandestins continue de narguer les arrêtés de police du gouverneur Denis Mathen. La bêtise humaine est un combustible que même l'alerte rouge ne parvient pas à refroidir. Cette bêtise est une statistique: neuf sinistres sur dix naissent d'une main distraite ou d'un mépris souverain pour la règle. À Furfooz, il a fallu pomper l'eau de la Lesse pour sauver deux hectares de réserve naturelle, tandis que les drones survolaient les cendres de Viroinval. On jette encore des mégots par les portières et l'on gare des moteurs brûlants dans les herbes hautes. Vincent Verrue, du DNF, l'avoue sans détour: face à cet entêtement, personne ne peut prétendre que nous sommes prêts. Voyez Bertrix, où l'on s'apprête à accueillir trente mille curieux pour la « Demo Forest », malgré le ciel qui menace de s'embraser. Cent soixante-dix exposants vont faire vrombir leurs machines sur un parcours de quatre kilomètres tracé en pleine forêt publique. Natacha Perat, la coordinatrice de cette kermesse sylvestre, assure que les abords sont débroussaillés et que l'interdiction de fumer sera surveillée comme le lait sur le feu par les agents du DNF. C’est une curiosité unique en Europe de voir ces engins en action réelle, mais le risque, lui, n'a rien d'un spectacle pour des services de secours déjà sur les dents. À la Croix-Scaille, le travail de Sisyphe a débuté sous un vent qui s'obstine à souffler sur les cendres. Patr…
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SportE 75S 76N 73V 75
La FIFA, entre la morale et le tiroir-caisse
J'ai vu, de mes propres yeux, la pelouse d'Atlanta s'enflammer d'un coup de théâtre bien peu sportif. À peine le coup de sifflet final avait-il retenti sur la détresse anglaise que Giovani Lo Celso et ses camarades déployaient leur fameuse banderole revendiquant les Malouines. Un affront politique en mondovision. Là où l'UEFA sabrait sans trembler les Espagnols Rodri et Morata pour un refrain sur Gibraltar, la FIFA s'enferme aujourd'hui dans un mutisme de greffier, feignant d'analyser de vagues rapports de match. Ne cherchez pas de grandeur morale chez Gianni Infantino. La rigueur éthique de la FIFA s’arrête net là où s’ouvrent les guichets de sa finale au MetLife Stadium. Suspendre Lionel Messi pour un outrage politique? Allons donc! À 11 117 dollars le billet moyen, le tiroir-caisse l'emporte toujours sur la règle. À Nyon, l'UEFA n'avait pas cillé pour suspendre Álvaro Morata et Rodri d'un match ferme après leurs refrains sur Gibraltar. À Atlanta, Lionel Messi, Leandro Paredes et Lisandro Martínez paradent avec leur calicot nationaliste sous le nez des caméras. Paredes s'en va même expliquer au micro que cet archipel contesté appartiendra toujours à sa patrie. Face à cela, la commission de discipline de la FIFA « évalue ». Elle lit les rapports, elle pèse les virgules, elle attend sagement que le vent tourne. C’est que l'éthique a le pas lourd quand les dollars pèsent des tonnes. Il faut dire que le temple du New Jersey se prépare à un office d'or massif. Dimanche, le MetLife Stadium accueillera la finale la plus coûteuse de l'histoire du sport, avec un billet moyen fixé au tarif astronomique de 11 117 dollars. Les places les moins chères s'arrachent à 4 000 dollars, et les loges frôlent l'indécence. Gianni Infantino justifie cette foire aux enchères par la maturité du marché américain du divertissement. La FIFA va jusqu'à vendre la pelouse par petits morceaux pour arrondir ses fins de mois. Allez donc priver un tel pu…
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SportE 76S 76N 73V 76
Comment les Diables Rouges ont lavé l’affront de Trump par une victoire éclatante
Il y a des victoires qui ont le goût d'une revanche. Celle des Diables Rouges face aux États-Unis, pays hôte, est de cette trempe. La veille, le monde du football assistait, stupéfait, à une ingérence politique flagrante : sur demande expresse de Donald Trump, la FIFA annulait la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun. L’affront était total. La réponse fut donnée sur le terrain, avec un score sans appel de 4-1, et prolongée dans l’intimité du vestiaire par une imitation de la "Trump Dance" qui en dit long sur le mépris des joueurs. Le sport, ce soir-là, a remis la politique à sa place. Cette affaire est bien plus qu'une anecdote. Elle révèle une FIFA « perméable aux ingérences », pour reprendre les mots de la ministre des Sports Jacqueline Galant, qui s'est dite « scandalisée » par la décision. En cédant à la demande expresse de Donald Trump, l'instance a troqué l'équité sportive contre la manœuvre politique. La victoire belge n'était donc pas seulement un exploit; c'était une restauration. Celle de la simple justice du terrain face aux caprices du pouvoir. L’affaire a commencé par une entorse au règlement. Exclu sur carton rouge lors du seizième de finale contre la Bosnie-Herzégovine, l’attaquant américain Folarin Balogun n’aurait jamais dû affronter la Belgique. Mais la veille du duel, la FIFA a levé sa suspension sur « demande expresse du président américain Donald Trump ». Face à cette décision qualifiée d’« incompréhensible », la ministre des Sports Jacqueline Galant a annoncé vouloir porter le débat sur la bonne gouvernance des fédérations sportives au niveau européen. L’ingérence n’était plus une rumeur, mais un fait politique assumé. Sur la pelouse du Lumen Field de Seattle, la réponse fut brutale: 4-1. L'attaquant gracié par le pouvoir politique fut aussi inoffensif que ses coéquipiers, aucun n'étant au niveau d'un huitième de finale de Coupe du monde. Les Diable…
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